Le décrochage scolaire : une problématique qui concerne aussi l’employeur

Le Québec et le Saguenay–Lac-Saint-Jean doivent déjà composer avec d’importantes problématiques liées à la baisse démographique. Notamment, les entreprises d’ici ont accès à un bassin de main-d’œuvre beaucoup moins important, la population active étant en décroissance. Si en plus d’être moins nombreux, les jeunes quittent les bancs d’école avant d’avoir obtenu un diplôme qualifiant pour l’emploi, c’est toute notre économie qui en subira les contrecoups.

La persévérance scolaire est l’affaire de tous. Si nous ne travaillons pas maintenant à favoriser la diplomation des jeunes, le développement de notre région en sera largement hypothéqué. Avec la mondialisation des marchés, les entreprises qui veulent tirer leur épingle du jeu ont besoin d’une main-d’œuvre spécialisée. Et si on ne peut pas la leur fournir, elles iront s’installer ailleurs et les capitaux suivront. Il faut donc motiver nos jeunes et les appuyer jusqu’à l’obtention d’un diplôme.

Les employeurs d’ici on à cœur la prospérité de la région autant que de leur entreprise. En s’affichant comme entreprise certifiée en conciliation études-travail, elles participent à contrer le décrochage scolaire des jeunes et contribuent à l’avancement du Saguenay–Lac-Saint-Jean, tout cela en retirant des bénéfices plus qu’intéressants de leur engagement.

Saviez-vous que les pays qui ont le plus investi en éducation et dont les entreprises misent davantage sur la formation des travailleurs ont atteint des taux plus élevés de création d’emploi et de croissance économique? (OCDE – UNESCO, 2003)