Un outil attrayant pour permettre aux jeunes de concilier études et emploi et aux entreprises de compter sur une main-d’œuvre qualifiée

C’est aujourd’hui que le Conseil Régional de Prévention de l’Abandon Scolaire (CRÉPAS) et les Carrefours jeunesse-emploi du Saguenay – Lac-Saint-Jean lançaient officiellement une toute nouvelle version du programme de Certification Études-Travail (CET). Il s’agit d’une démarche d’accréditation des entreprises du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui reconnaît leur engagement et leurs efforts à soutenir la persévérance scolaire de leurs employés aux études. Elle vise de plus à sensibiliser jeunes, parents et milieux scolaires aux réalités et aux effets du cumul d’activités.

 

Née en 2007 à l’initiative du CRÉPAS et de ses partenaires, la première version de la Certification Études-Travail avait connu un bon succès. « Suite à une évaluation rigoureuse de la mesure, le CRÉPAS souhaitait rendre celle-ci plus efficace, notamment quant à sa reconnaissance par les jeunes, recruter davantage d’entreprises dans les milieux locaux et s’assurer d’un suivi plus étroit des entreprises certifiées. Pour ces raisons, un partenariat avec les Carrefours jeunesse-emploi de la région apparaissait des plus logiques », souligne madame Isabel Auclair, directrice du CRÉPAS.

Ainsi, trois ressources œuvrent maintenant au sein des CJE à promouvoir la Certification, à accréditer de nouvelles entreprises et à faire un travail de sensibilisation auprès des clientèles étudiantes et des milieux scolaires. Grâce à leur travail, ce sont aujourd’hui 57 entreprises reconnues pour recruter de la main-d’œuvre étudiante et dont les pratiques permettent de favoriser la diplomation des jeunes à leur emploi qui affichent dans leur vitrine le PLUS BLEU de la certification ou encore le PLUS JAUNE indiquant qu’elles sont en processus de certification.

DES ACTIONS EN ENTREPRISE POUR FAVORISER LA CONCILIATION ÉTUDES-TRAVAIL

Les entreprises qui souhaitent adhérer à cette démarche régionale pour la persévérance scolaire et la diplomation des jeunes peuvent le faire dès maintenant en entrant en contact avec l’agente de certification de leur territoire. L’adhésion est gratuite et le processus de certification est simple. L’entreprise peut se faire certifier en fonction de ses pratiques actuelles ou de nouvelles mesures à déployer en lien avec ses employés aux études. Par exemple :

  • Appliquer une procédure d’accueil spécifique aux nouveaux employés aux études
  • S’informer des aspirations scolaires et professionnelles de ses employés aux études
  • Ajuster les horaires à la réalité des étudiants lors des périodes d’examens
  • Diriger ses employés aux études vers des services adaptés s’ils montrent des signes d’épuisement ou de démotivation
  • Remettre l’horaire de travail au moins une semaine à l’avance
  • S’assurer que les plages horaires proposées n’entrent pas en conflit avec les périodes d’examens et de travaux scolaires
  • Former adéquatement le jeune en regard des tâches qu’il doit accomplir

UNE VITRINE OUVERTE SUR LES JEUNES

Pour l’entreprise, l’adhésion à la CET comporte de multiples avantages, notamment en termes de visibilité, mais aussi en ce qui concerne son pouvoir d’attraction dans le recrutement de sa main-d’œuvre étudiante. L’un des outils mis en place pour assurer la visibilité de la CET et diffuser de l’information sur la réalité du cumul d’activités chez les jeunes est la mise en ligne d’un tout nouveau site, le www.etudestravail.com. Destiné principalement aux jeunes, ce site comporte entre autres une carte interactive de localisation des entreprises certifiées, différents outils ainsi qu’un module permettant de faire connaître les emplois disponibles chez les entreprises certifiées. Le site viendra appuyer les efforts de sensibilisation des jeunes, des parents et des milieux scolaires.

LE CUMUL D’ACTIVITÉS CHEZ LES JEUNES : PAS SEULEMENT UNE QUESTION D’HEURES TRAVAILLÉES

Du secondaire à l’université, de 50 à 75 % des jeunes travaillent pendant leurs études, et ce, majoritairement à raison de 10 à 20 heures par semaine. Pour certains jeunes, le nombre d’heures travaillées, les horaires et les contraintes liées à l’emploi ou le type de travail peuvent représenter un risque accru de décrochage scolaire. Mais occuper un emploi tout en étudiant, c’est aussi acquérir de l’expérience, adopter une discipline de vie, mieux définir ses aspirations et découvrir les différentes facettes du marché du travail. Ce peut être également un moyen d’accéder à des études supérieures. Par ailleurs, selon une enquête réalisée en 2002 auprès de 22 000 jeunes Canadiens terminant leurs études secondaires, on retrouve un pourcentage significatif de décrocheurs (14 %) parmi les élèves sans emploi. Cependant, la même enquête dévoile qu’un jeune qui travaille au-delà de 20 heures par semaine est nettement plus à risque de décrocher (11 % à 21 %). Des données régionales révèlent aussi que les jeunes, qu’ils soient au secondaire ou au collégial, consacrent approximativement le même nombre d’heures à leurs travaux scolaires, qu’ils aient un emploi ou non. Néanmoins, plus le nombre d’heures de travail augmente, plus le temps de récupération diminue et cela peut avoir un impact sur la qualité du temps accordé aux cours et aux travaux scolaires.

DES PARTENAIRES ENGAGÉS DANS LA RÉUSSITE DES JEUNES

Cette action du CRÉPAS est rendue possible grâce à un partenariat de tous les instants avec le Carrefour jeunesse-emploi Saguenay, le Carrefour jeunesse-emploi Lac-Saint-Jean-Est et le Carrefour jeunesse-emploi comté Roberval. Le projet de Certification Études-Travail est également le résultat d’un soutien financier important de Réunir Réussir (R2), organisme ayant pour mission d’appuyer les initiatives provenant d’instances régionales mobilisées autour de la persévérance scolaire et de la réussite éducative des jeunes Québécois.

 « Réunir Réussir (R2) félicite le CRÉPAS et ses partenaires pour cette nouvelle version du programme CET et est particulièrement fier d’y contribuer », déclare madame Sophie Harnois, directrice générale de R2. « En proposant une diversification des stratégies de sensibilisation vers les jeunes et les parents ainsi qu’une augmentation du nombre d’employeurs ciblés, l’impact saura être assurément positif sur la persévérance scolaire. C’est entre autres par ce type d’intervention ciblée que nous arriverons, ensemble, à donner envie à notre jeunesse de réussir à l’école pour réussir dans la vie… et pour réussir sa vie ».

Le CRÉPAS est aussi la somme de nombreux partenaires engagés dans la réussite des jeunes : commissions scolaires De La Jonquière, du Lac-Saint-Jean, du Pays-des-Bleuets, des Rives-du-Saguenay et Central Québec, Cégep de Jonquière, Cégep de Chicoutimi, Cégep de Saint-Félicien, Collège d’Alma, UQAC, Gouvernement du Québec, Conseil régional des partenaires du marché du travail, Agence de la santé et des services sociaux, Conférence régionale des élus, Regroupement Action Jeunesse 02, Rio Tinto Alcan, Fondation Antoine Turmel, Réunir Réussir (R2), Reliance Protectron, TVA SLSJ, ROUGE 96,9 FM,          NRJ 94,5FM, VISAJ, ÉCOBES Recherche et transfert.

Maillant les efforts de l’ensemble de ces partenaires, le CRÉPAS a pour mission de prévenir l’abandon des études chez les jeunes du Saguenay–Lac-Saint-Jean au secondaire, au collégial et à l’université par des actions concertées tant au plan local que régional. Le travail du CRÉPAS s’inscrit dans un partenariat sans cesse renouvelé avec la communauté visant à maintenir une vision commune de la problématique et à soutenir des interventions structurantes et efficaces. Le CRÉPAS est porteur du plan d’action régional en prévention de l’abandon scolaire.

 

Source :

Frédéric Tremblay, conseiller en communication

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